Exposition 1992 : Maison des Arts Gaston Williot, Schaerbeek

Viviane Cangeloni : entre fièvre et grâce
Le point de vue de Bertrand Van-Autryve
 

Il est périlleux, pour le commentateur, de rester insensible devant une œuvre rigoureuse bâtie sous le signe bicéphale du savoir et de l'intuition.
Il y a de l'éthique, voire de la morale dans cet art qui s'accommode de l'acrylique, une technique qui la seconde dans sa quête immuable du mouvement, qu'il s'agit de capter, coûte que coûte, à l'arrachée ou à la délicate.
Sans évoquer l'art cinétique, sa démarche la pousse à brosser diptyques, triptyques et autres polyptyques, dans la retenue mais avec fougue.
On pense "story board", ces sortes de dessins qui préparent, sous forme d'esquisse, le film à venir. Rappelons d'ailleurs que le cinéma a foré une incursion dans ce cheminement, sous la forme d'une vidéo relatant le parcours aqueux de la naissance.
Ici, le pinceau se mue en corps de femme : palette de formes, large éventail de couleurs, engagement total de l'être dans l'art.
Cangeloni évoque la "pulsion organique qui tente de ramasser, dans un même flot de couleurs et de formes, la totalité de l'image".
Le peintre renoue avec la grande tradition du portrait en exprimant l'intériorité du modèle, sa particularité et son double. Elle garde en mémoire les tentatives de Picasso de concilier la face et le profil, pour accentuer l'expression du sujet.
La nature humaine est foisonnement et aime à se laisser appréhender par un visionnaire !
Chaos et archaïsme s'harmonisent pour autant que l'artiste capte et réorganise la fusion.
 
Peintre abstrait ? Symboliste ? Expressionniste ?
Je range Viviane Cangeloni du côté des Fauves, fauve à la manière de la panthère qui, d'un bond, s'élance dans l'espace, avec la grâce et la fièvre d'exister.


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