Expositions

Factura festival Dordogne 2007

Exposition collective Factura festival Dordogne 2007.

Point de vue de René O, commissaire d'exposition.

Viviane Cangeloni, French, born in Marseille. Works and lives in Brussels

Education : Ecole Nationale des Arts Visuels de la Cambre in Brussels, and several study trips in Germany, London, New York, etc.

From the very start of her career, Viviane Cangeloni was a patient and strict observer of the body and the face of her models. Their plain reality was seen and rendered through a very personal approach, based on the artist’s creative movements, themselves the result of her expressive interiority. At the end of the Nineties, Viviane Cangeloni’s vision evolved and she began to apprehend the human being via the existential issues that so deeply affect her in her private quest. Life and death, the basic emotions, desire, femininity, the myths which are the threads of our memories, the connections with nature and the cosmos: all these major matters became fertile sources of perception, while the representation of the original human model slightly receded. Examples of these two poles of inspiration can be enjoyed, in magnificent bright colours, on this site.


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  • René O René O et Serge De Backer, organisateurs du Festival
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Factura est une exposition sur le thème de Nature et Peinture.

Le champ de la peinture est immense, et ses genres ou thèmes principaux tels que le portrait, le nu, la nature, les sujets religieux, mythologiques, érotiques, architecturaux, historiques, etc., foisonnent. Aucun cependant n’est aussi riche que celui de la Nature. Riche par sa portée, son envergure, son étendue. La Nature, en peinture, est un peu comme une auberge espagnole : on peut tout y apporter. Mais c’est aussi le plus fabuleux des domaines picturaux, celui où l’artiste peut donner libre cours à son talent, où il a l’occasion de pleinement faire valoir sa facture, en toute individualité.

D’ailleurs, si on prend le genre pictural de la Nature dans son aspect le plus immédiat, celui du paysage, on constate bien vite un très captivant paradoxe. Celui-ci oppose une représentation virtuelle, uniquement fondée sur des lois picturales, à une réalité tangible (le paysage lui-même) qui, parfois, n’intéresse que médiocrement l’artiste. De Joachim Patenier (considéré comme le premier vrai paysagiste) à Hockney, en passant par Bruegel, Ruysdael, Turner, Monet et tant d’autres, il appert que l’artiste a toujours établi ses propres lois et préférences, le paysage réel (même s’il est somptueux) pouvant, bien sûr, être le support d’une profonde méditation sur la Nature, mais parfois aussi un simple tremplin, voire un prétexte à peindre (d’éventuels chefs-d’œuvre). L’artiste bouscule allègrement ce qu’il voit; il recrée, en le recomposant, à sa guise et selon ses règles, le spectacle que lui offre la Nature. Ce spectacle n’est d’ailleurs pas toujours nécessaire, car le peintre peut tout aussi bien représenter ce qui n’est qu’un concept personnel, une idée de paysage.

En étendant cette liberté à un champ plus large que le paysage, on obtient d’extraordinaires, d’explosives possibilités. Et quand l’abstraction s’en mêle, le ciel n’est plus la limite… A fortiori si on y ajoute l’aspect « contre-nature » (ce qui double encore les possibilités d’inspiration). Et nous ne nous étendrons pas sur les perspectives qu’offrent actuellement nos alarmes au sujet de la préservation, ou du sauvetage, d’une nature fortement menacée.

Un phénomène récent est l’irruption de l’information numérique, qui nous submerge dans un nouveau monde visuel. La création, la reproduction et la consommation d’images virtuelles (plus particulièrement grâce à l’Internet) rendent notre perception confuse, et l’impact des nouvelles technologies numériques brouille notre approche de la réalité (et du réalisme). En conséquence, le médium peinture peut redevenir un puissant instrument pour mieux comprendre le monde réel, donc aussi la Nature. Nombreux sont cependant les peintres contemporains  qui préfèrent l’allusion à la reproduction trop fidèle de la réalité, laissant ce soin à la photographie (traditionnelle). Ainsi maints peintres actuels nous proposent des toiles qui sont plutôt des ensembles de suggestions, des énoncés  ouverts quant à leurs sujets et leurs significations, et, souvent, même leurs styles respectifs procèdent de cette volonté de rester dans le domaine de l’allusion, en favorisant un certain flou dans leur facture.

L’ambition du Festival International de Peinture de Villefranche de Lonchat est de montrer quelques brillants exemples picturaux de ces diverses approches de la Nature, dans son acception la plus large, mais aussi la plus pleine.

René O


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