Expositions

Moments Clairmarais 2001

Viviane Cangeloni s’intéresse au premier plan à l’itinéraire de notre noyau essentiel en tant que moteur fondamental de nos aspirations les plus profondes.

Ses travaux ont été exposés à plusieurs reprises à la KUNSTHUIS de Clairmarais. J’ai suivi l’évolution de cette artiste à partir de ses dessins réalisés au cours des années 95-96 qui expriment avec beaucoup de poésie et de qualité graphique le monde du nu féminin. Le crayon et le pastel y servent une sensibilité qui traduit une émotion esthétique avec finesse et justesse. Viviane Cangeloni a participé récemment à l’exposition « Fémina » en présentant entre autres son triptyque « Brocéliande » dont la technique servie par une exigence plastique d’expression et de composition superpose photo et peinture. Elle y révèle la nature dans ses aspects inconnus, mystérieux, presque magiques. Comme dans les dessins, une profondeur secrète nous est rendue par le jeu des recouvrements.

À propos des dessins de nus intitulés « Espace et forme », des années 95-96
Michel Allard, Centre Clairmarais, Turhnout

  • Moments Clairmarais Moments festifs avec Michel Allard et Clairmarais
  • Brocéliande Photo-peinture
  • Le rendez vous du Lac Photo-peinture

Fémina

Je connais le bien et le mal, le jour et la nuit
L'homme et la femme, le mort et le vivant.
Je suis l’arrosoir des fleurs qui montent vers le ciel.
Je suis la grâce pour le cœur qui cherche son lit au pays de l’essentiel.
Je suis les pleurs dans les rivières.
Je suis le rire qui chante au creux des fleuves.
Je suis l’eau mauve dans les vallées.
Je suis le cri qui coupe le lointain
Quand même l’écho reste vain !
Je suis la paix quand tu deviens si petit dans le tombeau de ton lit.
Je suis le buvard au verso de ta présence
Quand l’encre de ta parole me donne existence.
Je suis le verre qui s’obscurcit à l’ongle du refus.
Je préside à l’office de la lune
Quand les cœurs se distendent
A trop soudainement connaître tant de beauté.
Je suis le désir qui fend les robes.
Je suis la gardienne des mémoires amoncelées
Sur l’autel des regrets.
J’absorbe les meurtres de votre psyché,
Faces lisses que l’ombre semble déserter.
Je suis le linceul du sourire quand les adieux coupent le temps.
Je suis la béance qui nous évide à l’angle des manquements.
Je suis les toutes et l’unique.

©Viviane Cangeloni à l’occasion de l’exposition Fémina, Clairmarais Galerie Michel Allard Turhnout